Littérature

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Quelques livres conseillés par notre association…

A flor de piel – Javier MORO,
Planeta 2015

Le 3 novembre 1803, une corvette quittait le port de La Coruña avec à son bord vingt-deux jeunes enfants orphelins ou abandonnés, sortis de l’hospice, accompagnés d’une femme chargée de leur entretien pour la durée de la traversée. Leur mission : faire parvenir le vaccin de la variole, tout juste découvert, jusqu’aux colonies espagnoles du Nouveau Monde. L’héroïne de cette expédition, Isabel Zendal, le docteur Balmis et son assistant Salvany, chargés de mettre en œuvre ce projet humanitaire au nom du roi d’Espagne Carlos IV, vivront de multiples aventures et devront affronter les dangers de la traversée, l’opposition du clergé, la corruption des officiers et l’obscurantisme du pouvoir espagnol au Nouveau Monde. Ce roman, basé sur des faits historiques, nous fait vivre l’histoire incroyable, véritable épopée, de cette expérience scientifique hors normes, que fut l’expédition de la vaccination qui devait sauver des milliers de vies dans les colonies espagnoles où la variole importée d’Europe à l’époque de la Conquête faisait des ravages.

Les protagonistes de « A flor de piel », partagés entre la volonté de sauver le monde et la nécessité de se sauver eux-mêmes, sont une lueur d’espoir en cette époque d’obscurantisme.■

Patria – Fernando Aramburu

Véritable phénomène de société en Espagne (plus de 600 000 ex. vendus), Patria explore sur près de quarante ans – des années de plomb du post-franquisme jusqu’en 2011, quand l’ETA dépose les armes -, la douleur d’une population prise en otage par l’Histoire qui transforme potentiellement chacun en traître.
Constitué d’une centaine de courts chapitres qui ressemblent à des contes, le roman possède une chronologie plus émotive que temporelle mais le « chaos » est magistralement ordonné pour que la fiction littéraire puisse aider à comprendre la vérité d’une époque.


L’oasis éternelle – La Cadena del Profeta (Los buscadores 2) de Luis Montero Manglano

Établi dans les sous-sols du Musée archéologique de Madrid, le Corps royal des quêteurs est une organisation secrète chargée de récupérer des objets du patrimoine espagnol éparpillés à travers le monde après la spoliation massive provoquée par les guerres. Sa mission consiste, en quelque sorte, à voler les voleurs. Au lendemain d’aventures tumultueuses sur les traces du roi Salomon et de Lilith, l’incomparable reine de Saba, l’établissement vit ses pires heures et risque le démantèlement. Un nouveau patron a été nommé, qui entend transformer ces limiers en bureaucrates.

À la suite du vol, en apparence anodin, d’un manuscrit très ancien (le Mardud de Séville), le naturel audacieux de l’équipe revient au galop, au prix d’une évidente insurrection. Pour mener cette mission interdite, les quêteurs gagnent le Mali, où ils devront infiltrer un pays ravagé par la guerre que se livrent les factions touareg, les intégristes islamistes, l’armée française et une des plus anciennes tribus africaines. Dans l’ombre de leur équipée sauvage : une multinationale tentaculaire et, enfoui dans l’Oasis Éternelle, un singulier objet extrêmement convoité, notamment par la mystérieuse Lilith. Ainsi qu’une révélation : la quête de la fameuse table du roi Salomon, un des secrets les plus insaisissables de l’histoire des civilisations, n’est pas tout à fait terminée…

Mêlant érudition et imagination – amour, aventure, crocodiles et Pygmées -, ce roman palpitant nous plonge au coeur des trésors des bibliothèques de Tombouctou.

Les Trois Filles du capitan – Las hijas del Capitan de Maria Duenas

New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino.
Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Dueñas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l’adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l’aventure – souvent épique et toujours incertaine – de l’émigration.

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